Le Patys, une demeure inspiratrice

Nous évoquerons rapidement ici Le Patys, résidence d’été des parents de René Bazin, puisqu’elle est à vendre depuis quelques mois.

Le PatysRené Bazin était très attaché à cette belle maison familiale (350 m²) entourée d’un grand terrain, située à la sortie du bourg de Marans, près de Segré (Anjou). Ayant le culte de la famille et des lieux, il décrit cette maison au cœur du bocage angevin dans Ma Tante Giron (1884).
C’est du Patys qu’il écrit :
« Bien des fois je me suis arrêté, pleurant presque d’admiration, devant quelque beau spectacle des champs, et alors je me suis mis à genoux pour remercier Dieu d’avoir fait les campagnes si belles, et mon âme capable de les comprendre ».

Mais il faut également noter que le Patys revint plus tard à sa sœur aînée Marie,49_Marans.99 épouse de Ferdinand-Jacques Hervé, futurs grands-parents de Jean Hervé-Bazin, l’autre grand écrivain de la famille !
Mais pour celui-ci en revanche, cette maison d’enfance n’est que le lieu de moments malheureux qu’il décrit dans Vipère au Poing (puis dans La Mort du Petit Cheval et Le Cri de la Chouette). Hervé Bazin vendra d’ailleurs Le Patys en 1961.

Un même lieu peut donc former la sensibilité de deux futurs écrivains de façons radicalement différentes, comme en témoignent leurs œuvres.

Aliénor Huten
Le 11 mars 2014