La réédition de Magnificat chez Via Romana sortie en librairie le 7  mai 2012.

Format : 21 x 14.8 cm

Pages : 296

Prix : 19.00 €

ISBN : 979-10-90029-19-4

Cette réédition fait suite à celle de 1979 et comprend
– une préface inédite de Mgr Luc Ravel, polytechnicien, Evêque aux Armées,
– une étude détaillée d’une vingtaine de pages, écrite par deux de nos adhérents, François Comte (d’Angers) et Mathias Burgé (de Bourg la Reine).



              

                                                                                                                                                                                      Le livre                                                                                                                                                                                                        

Ce roman breton est paru en 1931 chez Mame, et a été réédité maintes fois chez Calmann-Levy jusqu’en 1979. La scène se déroule près du golfe du Morbihan, et l’auteur décrit les personnages et les paysages, avec un style consommé, alliant la clarté du granit et la qualité de peintre, « amateur de couleurs » qu’on lui connait. Il a le don de fouiller et décrire les visages des gens du peuple qu’il aime, soulignant tour à tour, leur peine ou leur joie, et par-dessus tout, leur dimension spirituelle.

Roman paysan, écrit avec l’expérience de trente années, après la publication de « La terre qui meurt », Magnificat met bien en lumière les valeurs permanentes de l’enracinement, de l’attachement au terroir et de la vie familiale. On y retrouve toute la place de l’autorité du père, de l’amour de la terre et de la fidélité à « la terre des pères ».

Ce roman psychologique intense décrit l’histoire d’un drame humain, qui se vit en partie à Muzillac, près de Vannes, et en partie sur le front, pendant la guerre 1914-1918. Magnificat est l’histoire d’une vocation de prêtre qui tarde à se révéler, tout à la fois pour des raisons familiales et sentimentales : continuité du travail dans la ferme paternelle et attachement à Anna, la cousine de l’Ile aux Moines. Gildas a entendu l’appel dès l’enfance, mais il n’a rien dit, ni à ses parents, ni à Anna, qui l’aime en secret.

Toute une partie du livre est un récit du temps de la guerre. Cet ouvrage illustre le rôle capital de cette grande épreuve nationale de la guerre 14-18, qui a touché profondément les cœurs, et qui fut décisive pour le choix de vie de Gildas. Dans la tranchée, il entend son voisin lui dire, peu avant de mourir : « Je voulais être prêtre. Ma 1ère Messe, je la dis à présent, avec mon sang, comme Jésus ». Gildas sera prêtre, et remplacera ainsi son frère d’armes.

Enfin, cet ouvrage, qui est le dernier livre écrit par René Bazin, est un peu le testament spirituel de l’auteur. A travers les personnages de ce roman, on retrouve les vertus et valeurs pérennes de verticalité, générosité, souci pastoral et missionnaire, amour de la patrie et fraternité d’armes, discrétion et service des pauvres…bref, un roman plein de lumière à redécouvrir.

Les Amis de René Bazin,

Jacques Richou, le 5 novembre 2011

 

 

 

Publicités